OLIVIER CULMANN

culmann@hotmail.com

Les photos d’Olivier Culmann posent avec humour ses interrogations angoissées. Sur le fil d’une subjectivité revendiquée s’égrainent les questions récurrentes de la liberté humaine et de son conditionnement. Au Maroc, en Inde, aux Etats-Unis et en France, il mène un travail sur la télévision. Observant les gens regardant leur écran. Dans une démarche anti-ethnographique, il interroge avant tout ce mystère: qu’adviendra-t-il de nous après ces milliers heures passées dans l’hypnose cathodique ?
C’est la même forme photographique qu’il utilise pour fixer l’évolution du regard des new-yorkais sur les ruines du World Trade Center aux lendemains du 11 septembre. Pendant sept ans, il parcourt la planète pour photographier «Les mondes de l’école», en collaboration avec Mat Jacob. Un travail sans réponse sur l’institution scolaire. Des questions plutôt: à quels carcan l’école nous attache-t-elle? Quels outils de liberté nous offre-t-elle? Avec «Une vie de poulet», il croise deux lignes définitivement droites: les chaînes industrielles de volailles et les rangs serrés des derniers appelés à l’entraînement.
Entre ces résonances, un écho plus intime se glisse. «Atlantiques», «Intouchables», et une série sur les villes fantômes en Namibie, guettent le temps qui passe à travers le voyage d’un cargo et de ses containers, la vieillesse d’hommes et de femmes de basses castes en Inde et les ruines ensablées d’anciennes colonies allemandes.

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