animal 1988-1999
PHOTOGRAPHIES PHILIPPE LOPPARELLI
Le zoo est d’abord une masse de fer et de béton, bien sûr, mais ouverte en elle-même sur l’animal, la vitesse et la fureur, la rage, l’adresse, la cruauté et la faiblesse, la nourriture et la sexualité. C’est ainsi que l’on a cent fois ressassé, à propos des animaux en cage, qu’ils seraient une image de “la condition humaine”. Contre ce discours mêlant maladroitement une métaphysique de bazar et un anthropomorphisme égoïste, je dis qu’un singe n’est jamais qu’un singe et pas une image de l’homme.
A ceci s’ajoute le fait qu’on a toujours voulu que la photographie de reportage soit symbolique… photographier la marée, c’est photographier la mer qui bouge. En photographiant les zoos, je sors les animaux pour les ramener chez moi…
|